Olivier RAMPON
Ecrire, c'est vomir poliment. Déverser quelque part, sur un cahier ou un clavier, le trop-plein et le trop-tu. Certains en font commerce, certains religion, d'autres ont le talent de taire ce qu'ils en pensent, et de faire sans commentaire.
Ce n'est pas mon cas. Je me contrains à la justification comme on s'oblige à la réserve : par crainte de la désapprobation plutôt que par conviction. Mais si concession il y a à ce vil besoin d'expliquer, il n'y en aura pas aux devoirs de respect, de mesure, de pondération.
J'eus aimé que mon moteur soit l'humour, ou la tendresse, ou bien l'appel de l'art. Ce sera la colère, le dégoût, l'indignation, avec leurs intrinsèques corollaires : aveuglement partisan, recul absent, légereté réthorique, mauvaise foi.
Je préviens, c'est déjà ça.
Ce que j'écris me reflète et me déforme, je le suis mais ne l'assume. Je crois ce que j'énonce, sans pourtant garantir que j'y croie encore le lendemain. Je suis versatile comme quelqu'un qui se cherche et qui se cogne aux murs.
Fermons le ban quant à l'auteur.
Ce blog n'a qu'un objectif : humilier (impunément) ceux qui (impunément) humilient. Insulter ceux qui insultent, brutaliser les brutes.
Convaincre parfois, choquer aussi. Râler beaucoup et penser avec joie. Donner son avis sur les choses trouvées, à défaut de sa vie aux causes perdues.
Aimer l'ensemble et mépriser le reste.
Ne pas parler football.
Mettre un point dans la gueule de cet à-propos.







