03.08.2005
Toxicomanie.com
Etant, comme promis initialement, passe par a peu près tous les lieux communs inhérents aux blogs (indignation politique, étalage de vie palpitante, critique de trucs que j’aime trop que faut que tu les aimes aussi lecteur), il me reste un passage obligé : l’analyse, sourcils froncés et recul discutable en bandoulière, de ma relation au web. Allons y donc gaiement.
Ce qui me pousse a l’écriture de ce post est un évènement somme toute banal, que tout employé a vécu un jour ou l’autre : la connexion web au boulot merde. Rien de grave, jusqu'à ce que ma commande de billets d’Eurostar se perde dans les limbes du Timeout juste APRES que j’ai entré mes informations de paiement. C’est énervant, surtout que voila, c’est urgent, et puis le prix augmente quand on s’approche de la date du voyage, donc attendre 48h pour savoir si la commande est passée oui ou glop, eh bah c’est pas cool. Non, pas du tout cool.
Une petite frustration du quotidien, comme il en arrive de temps en temps, et que le sage prend avec distance et flegme, en tachant de penser a autre chose (comme la nouvelle saison de foot, par exemple). Alors pourquoi cette situation provoque-t-elle en moi un tel afflux de haine ? Pourquoi me retrouve-je la bave aux lèvres, a souhaiter que les administrateurs réseaux d’AXA se vident de leurs tripes dans d’atroces râles d’agonie ? Pourquoi en viens-je à mordre mon bloc note pour ne pas hurler de rage ? Bonnes questions, me dis-je en connaisseur.
Le fait est que le web est devenu au fil des ans, et surtout au fil des heures passées devant un ordinateur, un outil indispensable, un luxe communicationnel dont je suis incapable de me passer. Qu’il faiblisse, qu’il hoquette, et mon humeur fait de même. Je me targue pourtant, avec un brin d’arrogance, de savoir m’arrêter. D’avoir une vie a coté. Certes. C’est comme avoir une vie a coté des transports en commun quand on n’a pas de voiture : c’est cool mais ça fait une belle jambe. Le fait est qu’Internet est devenu trop précieux pour que son accès soit soumis a d’autres volontés que la mienne. D’où mes réactions démesurées, amplifiées par le sentiment d’impuissance.
Bref, et pour conclure sur une note culture, Damon Albarn disait dans la chanson Coffee and TV :
Do you feel like a chainstore ?
Practically floored
One of many zeros
Kicked around bored
Moui, aucun rapport, je sais.
18:20 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note








Commentaires
Et les musclés disaient : C'est la fête au village
Ecrit par : LiKoRn | 04.08.2005
je me permets d'ajouter "non seulement une belle jambe mais aussi de beaux mollets"...
Ecrit par : Thom | 04.08.2005
Droguée ou pas, je me fais sacrément ch*** sur le net toute la journée, on a vite fait le tour mine de crayon !
Ecrit par : Virginie | 04.08.2005
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