14.06.2006

Oui mais pourquoi ?

Annoncer avec fracas son réjouissant (sisi, ça me réjouit, moi, et ça suffit d'ailleurs) retour chez les cyber-tartineurs de tranches de vie, c'est bien. C'est bien, mais on se doute que l'annonce précède quelque chose de plus consistant, un peu comme l'entrée précède le plat de résistance, et ce sera ma dernière comparaison gastronomique, n'abusons pas des bonnes choses. 

Ce quelque chose de plus consistant, ça pourrait être le récit de ma journée d'hier, quelques considérations footballistiques, un commentaire composé sur l'apport de Midnight Club 3 dans ma vie de jeune cadre ludophile, ou la politique déliquescente de notre très chère nation. Ca viendra peut-être, mais pour l'instant j'ai plutôt envie de contredire mon post précédent et de vous expliquer les raisons de ce retour. Pas les vraies, certes, parce que j'ai déjà du mal à les accepter, alors vous les soumettre, vous pouvez toujours vous toucher, mais des raisons quand même.

Petit tas : Muscler son cerveau

Le docteur Kawashima est un célèbre neurologue japonais qui a constaté de part ses recherches sur le cerveau qu'il était stimulé par de petits labeurs quotidiens et le recopiage du livret du jeu DS qui en est né n'en fait pas partie alors j'arrête. L'idée, c'est que notre délicieux encéphale a une fâcheuse tendance à s'endormir sur ses lauriers synaptiques si on ne le stimule de manière régulière, récurrente et..heu..c'est déjà pas mal. Compter sur ses doigts, ses poils de bras ou le nombre de fois où son collègue de bureau renifle permet donc de se muscler la tête. Lire trois pages de Victor Hugo ou 5 mois de Public, pareil. Ecrire, pareil, en plus fun. Donc voilà, vous m'avez compris, si je m'exhibe textuellement, ce n'est pas par goût, c'est pour faire rajeunir mes neurones. Je vous tiendrai évidemment au courant de mes merveilleuses avancées dans le domaine.

Petit bée : Expurger

C'est un joli mot, "expurger". Sans grand sens si on ne précise pas ce qu'on expurge, mais vous constaterez bien vite que le sens n'est pas mon souci principal. Ou plutôt, que vous sachiez interpreter mes propos m'est égal comme j'aurais bien du mal à l'exprimer par une comparaison habile et sophistiquée. J'expurge, donc, j'évacue, à mots couverts voire enfouis. Ce n'est pas très satisfaisant, mais ça me suffit en l'état actuel des choses. Oui, j'expurge aussi beaucoup de formules creuses, je ne vous oblige pas à lire, hein, bon.

Petit sait :  Réécrire

Ma vie est dans une phase de stagnation, professionnelle en tout cas, et la routine guette toujours avec voracité le petit cadre ingénu et terne. Il n'est pas évident d'en prendre conscience, d'autant moins quand on a la triste faculté de se contenter de ce qu'on a en toutes circonstances. Mais un sympathique voyage dans un RER suant et bondé m'a ouvert les yeux : il me faut un minimum de stimulation, sinon je vais me vomir. Comme la piscine c'est fatiguant, comme la guitare c'est long, je retourne donc au stade du tripotage  de syllabes. Pas dit que ça me satisfasse longtemps, mais je n'ai pas grand chose à perdre. Et puis j'aime bien donner du "vous" à un interlocuteur aussi intangible qu'inexistant. Kikoo.

 

A part ça, rien. 

Commentaires

Force est de constater que de pauvres hères, errent ici.

Ecrit par : Tasseur | 14.06.2006

le danger n'est-il pas, du coup, de satisfaire ce besoin de stimulation / recul par la plume et d'oublier d'agir en conséquence ?

(la guitare c'est le meilleur antidépresseur au monde !)

Ecrit par : thom | 14.06.2006

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