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26.07.2006
Sondage d'or
Chers lecteurs,
Ce matin, j'ai reçu ça :
Nonobstant le plaisir discret et pudique que j'éprouve en me voyant l'objet d'une représentation si flatteuse, et suite à un échange tendu avec l'auteur, il me faut lancer une grande question, comme une perche tendue (elle aussi) dans votre direction pour m'éviter la noyade :
est ce que c'est beau, ou est ce que c'est moche ?
La réponse vous appartient. Merci.
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Poly-games
Il est un constat que j'ai de plus en plus de mal à ignorer : je retombe peu à peu dans la consommation frénétique et compulsive. Je pourrais probablement mettre en lumière quelque excuse de mauvaise foi, et notamment le fait que l'âge adulte et responsable approchant (OUAIS, IL APPROCHE, NAN, IL EST PAS ENCORE LA, NAN, NAAAN) je me jette corps et âme dans l'achat irresponsable de jeux vidéo, avant que mon salaire ne soit vampirisé par les impôts, un loyer indécent, et quelques menues dépenses liées à une vie posée et digne. Il y a probablement du vrai dans cette analyse, mais pour être tout à fait à peu près honnête, je m'en fous. Et je profite. Et comme l'irresponsabilité se double souvent de générosité irréfléchie, je vous en fais profiter également.
Vous trouverez donc ci-dessous, déguisés en critiques objectives, quelques encouragements à vous procurer ces merveilles vidéoludiques qui me valent haussements de sourcil vaguement desapprobateurs et sourires amusés et condescendants de mes compagnons de route professionels, et moins professionnels (kikoo).
Guitar Hero (PS2) : Si je commence par ce jeu, c'est essentiellement parce qu'il monopolise mon activité neuronale et mon enthousiasme autant que faire se peut. Si l'on m'avait dit que je me déhancherais frénétiquement en tapotant une guitare playskool avec le sérieux d'un polytechnicien qui fait une blague et la concentration d'un camp bavarois, je l'aurais probablement cru vu que je me connais. Mais quand même, hein. I love rock'n'roll, didoum didoum.
Elektroplankton (DS) : Afin de poursuivre dans la veine musicalo-créative amorcée par l'achat de Guitar Hero, j'ai investi dans cette chose vidéoludique. Son concept est d'une clarté limpide, aussi vais-je vous l'énoncer sans fioritures : on fait remuer des trucs de formes chelous qui produisent des bruits tout aussi chelous en dessinant sur l'écran d'amples arabesques, chelous également. Bref, vous l'aurez compris de part votre brillant esprit de synthèse, c'est un jeu chelou. Mais faire des boucles rythmiques à base de "kikoo" et faire tourner des machins qui imitent les moines tibétains, ça dégage un charme difficilement retranscriptible avec des mots du dictionnaire.
New Super Mario (DS) : Il est évidemment délicat d'évoquer un jeu aussi connu que celui-ci, tant le plombier fait couler d'encre à chacune de ses sorties de sous l'évier. Gnagnagna gameplay parfait, gnagnagna nostalgie et nouveautés, gnagnagna multijoueur, je ne suis pas un publi-commercial aussi vous épargnerai-je ces formalités critiques pour vous dire l'infâmie de deux cadres gris, ternes, mais propres sur eux, qui se hurlent des "putain mais c'est mon étoile, connard" en pleine pause déjeuner. Se prendre au jeu, ça coute 39,99€.
Je m'arrête là car je ne vise pas l'exhaustivité, mais j'aurais aussi pu évoquer Trauma Center (DS), Brain Training (DS), Midnight Club 3 (PS2), Psychonauts (PS2) ou l'échange de coups de tête en milieu champêtre et ombragé avec abricots, raisin et plus si affinités. Autant vous dire que je fais plus que jamais mien l'immense aphorisme de Jean-Théodore Einstein, lancé à la foule ébahie un soir de championnat du monde de mots croisés:
"Si le jeu se conjuge à la première personne, il n'est jamais plus doux que lorsqu'il se partage."
Con de gamer sociophile.
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Liban des remplaçants
Je me promets chaque jour de résister à l'envie compulsive d'écrire sur le Liban. Chaque jour je me rappelle avec insistance que non, Olivier, tu n'as aucune plue-value sensée à apporter à un débat déjà sur-saturé d'analyses branleuses. Mais je suis faible, ou têtu, ou les deux, et le fait est qu'aujourd'hui, je craque. Tant pis, hein, et puis promis le prochain article parlera de choses légères et de rock'n'roll.
En fait non. (là où vous ne voyez qu'un saut de ligne, vertigineuse magie du net, il y a en réalité un jour de reflexion qui m'amène à la conclusion suivante : écrire par agacement et sentiment d'impuissance c'est mignon mais ça tourne en rond. Comme un petit chat.)
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