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29.08.2007
Merci Michel
Je crois que j'ai compris le sens profond de la politique "d'ouverture" chère à notre nouveau président. Je l'ai comprise par la grâce d'une intervention de Michel Rocard, autant dire qu'elle m'a pris par surprise, cette lucidité subite. Michel Rocard, annoncé partout comme la "nouvelle figure de l'ouverture" sus-évoquée, et qui s'en défend certes peu vigoureusement, mais quand même, un peu, c'est déjà ça, expliquait que non, quand même, vous êtes gonflant les journalistes, je ne viens pas d'accepter une sucette contre mon âme, je participe en tant que simple membre, et pas sous mon autorité (comme le clame Xavier Darcos et 99% des brillants journalistes qui affectueusement caressent le gouvernement et ses membres dans le sens du poil) à une comission de réflexion sur la rénovation du métier d'enseignant, il s'agit d'une démarche normale que d'impliquer l'opposition dans certains débats, tout ça, lâchez-moi maintenant. En gros, hein.
C'est le mot "opposition", qui m'a mis la puce à l'oreille. C'est que je l'avais un peu oublié, ce mot, tant il a perdu de son sel et de son allant au contact de la sarkozymania. C'est que l'opposition, maintenant, c'est soit le PS et ses querelles de clocher, soit de futures figures de l'ouverture, et pas grand chose d'autre médiatiquement parlant. On a réussi l'exploit d'occulter un fait pourtant solide et chiffré : Nicolas Sarkozy a été élu avec 53% des suffrages exprimés. 100 - 53 = 47. Il y a donc 47% d'électeurs qui, techniquement, font partie de l'opposition, soit 16 790 830 voix. Ca fait un paquet, et il n'y aura pas de secrétariat d'Etat ou de direction du FMI pour tout le monde. Alors il faut ruser, et à ce jeu, il en est un qui passe maître, c'est Nico. Je vous explique.
Nico, il se dit, putain, je vais quand même devoir gouverner avec tout le monde, mes prédécesseurs ont bien dû discuter avec des gens de l'autre camp. Mais j'ai quand même pas franchement envie qu'on me contredise, et ils en sont bien capables, ces gros pénibles. Et là, il a l'idée qui tue, au sens propre, toute vélléité de contradiction : je vais bosser avec eux, mais si gros et si fort qu'on oubliera complètement que j'y étais obligé, qu'on trouvera ça généreux, et qu'on se contentera des miettes que je distribue. Aussitôt dit, aussitôt fait, ouverture, débauchage, Eric Besson, Bernard Kouchner, Fadela Amara, ta soeur, tout ça.
C'est génial. Parce que non seulement il se fait une image de mec ouvert, libéré des vieilles rivalités politiques, mais il remplace 47% d'opposants plus ou moins vigoureux par une vingtaine d'ectoplasmes avides de gloriole sans que personne ne remarque la manip. 16 790 810 individus escamotés en quelques mois, aucun prestidigitateur n'avait tenté ça depuis un célèbre allemand moustachu (qui n'est pas allé jusqu'au bout de son idée). Génial, je vous dis.
Evidemment, les socialistes n'y ont vu que du feu. Ceux qui se font débaucher, plutôt que de souligner qu'il était de toute façon impossible à Sarkozy de gouverner seul, se confondent en molles protestations, à base de "je fais qu'est ce que je veux arrêtez de m'embêter". Et ceux qui restent condamnent les traîtres, sans jamais mentionner que le débat public concerne tout le monde, l'opposition comprise, et qu'il est "normal" (merci Michel) qu'elle soit impliquée dans les différentes réflexions engagées (quitte, évidemment à s'y opposer).
Là où l'on pousse fort loin le burlesque, c'est qu'au final, on en ressort avec l'impression que participer à ces réflexions revient à cautionner le gouvernement qui les organise, ce qui revient à dissoudre l'opposition dans l'ouverture. Car si l'on n'a que le choix binaire de s'opposer ou de discuter, on voit vite qui a le beau rôle. Un joli cercle vicieux dont il sera compliqué de s'extraire pour un PS englué et aphone, hésitant entre les cris d'orfaie et la mollesse consensuelle (et pas complètement désintéressée) d'un, par exemple, Manuel Valls - on te voit venir, copain.
Et puisque la solution ne vient jamais que de la base, je vous propose de seriner sans faillir ces deux citations d'un monsieur mort, Alphonse Karr, romancier, journaliste, et accessoirement opposant à Napoléon III :
Tant de gens échangent volontiers l'honneur contre les honneurs. et Etre contente, pour l'opposition, c'est cesser d'être.
Je trouve qu'elles vont bien ensemble.
17:49 Publié dans Res publica | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Le choix du chômage.
Vous allez probablement vous lasser, mais pas tant que moi. Vous lasser de quoi, aimeriez-vous savoir. De l'indignation vociférante et de la paraphrase écoeurée, voyez-vous. Il n'est pas une journée sans que mes yeux (certes avides, mais quand même) s'égarent sur la prose dégueulasse d'un de ces apôtres de la mondialisation/flexibilité/ouverture/ niquetamèrelepauvre qui n'en finissent plus d'apparaître ici ou là, champignons nauséabonds dont les ténèbres humides de "la droite décomplexée" font plus qu'encourager la pousse. Pas une journée sans qu'on ne m'impose la doxa du travailler plus parce qu'il le faut. Et aujourd'hui, le tribun du profit-roi s'appelle Laurence Parisot, reprise sur Yahoo.fr entre deux entre deux apologies de Nicolas Sarkozy.
La chef du MEDEF, qui oeuvre comme chacun sait au bien-être de l'humanité en général et de ses individus les plus méritants en particulier, en appelle depuis le campus d'HEC à la "responsabilité des syndicats" pour autoriser la mise en place de réformes visant à "favoriser la compétitivité des entreprises françaises et à stimuler leur production". Vieille antienne néolibérale qui vise à nous convaincre que le salut de l'économie française passe par la dérégulation du travail (celui du salarié, évidemment), nos entreprises (les notres, sisi, à vous, et à moi aussi) se trouvant en concurrence avec celles de pays aux politiques autrement plus "rationnelles" (i.e. compréhensives vis à vis du marché et peu regardantes quant au reste). Il est vrai que nous avons encore maints progrès à accomplir avant de rattraper l'efficacité chinoise, l'opinion n'étant pas encore tout à fait prête (mais on y vient) à accepter le travail forcé des enfants et des handicapés.
Laurence énonce, en se tenant le menton pour dissimuler sa large dentition de prédateur et son sourire de vendeur d'aspirateurs, que cette réforme est "l'occasion ou jamais que plus personne ne fasse le choix du chômage".L'ayant déjà employé dans le post précédent, je me garderai d'employer le mot "pute", mais il me brûle les lêvres plus sûrement qu'un café trop chaud. "Que plus personne ne fasse le choix du chômage". Entendez : que ces feignasses de pauvres se sortent les doigts du cul au lieu de geindre qu'ils n'ont pas de quoi entretenir leur flemme pendant que nous on bosse. Car il est sensible que cette chère madame rejoint ici l'avis de nombre d'élécteurs sarkozystes : ceux qui ne travaillent pas, c'est parce que c'est des gros fainéants qui font rien qu'à pomper nos impôts.
J'espère sincèrement que les syndicats ne resteront pas sourds à l'appel poignant de notre amie. Qu'ils auront honte d'avoir favoriser la glande en lieu et place du sain(t) travail. Qu'ils lanceront un énergique coup de pied dans le fondement des vampires qui vivent à nos crochets, nous, les forces vives de la nation. Noble combat que de pourchasser l'inutile qui plombe la croissance en gaspillant d'injustes indemnités en loisirs et spiritueux (voir fin du post précédent). Non Laurence, même si je ne suis pas syndicaliste, mon soutien t'es acquis. C'est que, comme toi, j'ai beaucoup fréquenté le chômeur. J'ai vu à quel point il se vautre dans sa luxueuse oisiveté. Avec quelle arrogance il me nargue en dépensant ce que je, moi, travailleur, m'échine à produire. Ah, moi aussi j'aimerais bien être en vacances toute l'année, passer ma vie entre les boutiques de Saint-Germain-des-Prés et l'opéra Bastille, et passer du temps avec mes potes au frais du contribuable. J'aimerais bien librement disposer de mon temps, sans responsabilité autre que celle que je m'accorde, à nager dans le plaisir sans rendre de compte à personne. Moi aussi j'aimerais être Cécilia Sarkozy.
C'est ça, ton problème, Laurence, tu utilises le mot "chômage" mais ce n'est pas à lui que tu penses. Si tu en usais à bon escient, tu penserais détresse, perte de repères, sentiment de rejet et d'inutilité, dépression, isolement et...pauvreté. Et ensuite, parce que malgré tes lacunes sémantiques, tu n'es pas complètement conne, tu te demanderais comment on peut en faire le choix, de tout ça. On se lève le matin et on se dit "tiens, et si je devenais pauvre et honteux, moi" ? On s'éclate à bouffer des pâtes premier prix, en expliquant à ses enfants que non, on n'a pas assez pour leur payer un cartable à la rentrée ? On prend son pied à s'abrutir devant la télé parce que les cinés, les théatres, les expos et les livres sont hors de prix ? Enfin, Laurence,...
Et je te vois venir. Tu vas me dire que le mérite intervient. Que si on en veut vraiment, on s'en sort, que c'est une question de volonté et d'effort. Tu vas te le manger, ton "pute" qui m'agace la gorge depuis tout à l'heure. Que viendras-tu parler d'efforts et de sacrifices, quand tu es née 276ème fortune française, couvée par ton papa et ses potes, et que tu diriges une boite que tu possèdes. Oh, je ne doute pas que du travail, tu en aies fourni, on peut naître dans la rose et en tomber, mais il est proprement scandaleux qu'un héritier sur-privilégié en ton genre s'autorise le moindre commentaire sur ce que les autres "méritent", ou que tu pondes d'aussi atroces contresens que ce "choix du chômage". Ta légitimité, acquise à la force de l'argent et de l'entregent paternels, est nulle.
Les ordures qui font la publicité de cent profiteurs pour stigmatiser les millions qui souffrent, ce sont elles et eux qui font un choix, celui d'une malhonnêteté intellectuelle toute entière tournée vers le renforcement de leur statut d'élite, économique, sociale, et culturelle. Tu fais bouffer au quidam la haine envieuse de son voisin chômeur parce qu'elle le détourne de toi, bénéficiaire satisfaite des inégalités sociales qu'on ne cesse d'élargir à coups de paquet fiscal ou d'impôts minimum. Tout ce que tu "mérites", Laurence, c'est d'être à la place de ceux que tu ériges en mal endémique de notre société laxiste, en parasites grouillant sur la carcasse d'une générosité sociale imbécile. Je doute évidemment qu'il t'arrive un jour de faire ce "choix du chômage" que tu nous vends si bien. Mais s'il survient, crois-moi, j'espère qu'ils seront nombreux à te cracher au visage la haine que tu sèmes.
16:32 Publié dans Res publica | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parisot, chômage, MEDEF, choix, indignation, Laurence, travail
28.08.2007
Du désinfectant social
Georges Mothron vit, depuis hier, son instant de gloire warholien. A l'image de son modèle et patron, il est partout, à la une de toutes les gazettes, même, et surtout, les gratuites. George Mothron est député-maire d'Argenteuil, et il vient d'ajouter son nom à la longue liste des édiles UMP qui font rimer mandature avec ordure (Manuel Aeschlimann, cassdédi). Je pense inutile de vous resituer le personnage, la cause de sa soudaine célébrité n'a guère pu vous échapper, à moins que vous fuyiez tout média contemporain, auquel cas vous avez peu de chance de lire ce blog qui n'est pas encore diffusé en nuages de fumée. En revanche, ses réponses à la polémique en cours vous auront peut-être échappées, aussi me permets-je de vous en retranscrire l'essentiel, aussi fidèlement que la décence l'autorise.
A la question d'un journaliste de 20 minutes s'interrogeant sur les raisons du recours à un répulsif chimique, Georges (je vais l'appeler Georges, hein, j'appelle toujours par leur prénom les gens dont je me sens proche) répond avec calme et sérénité. "Nous avons une quinzaine de SDF à Argenteuil". Pour une ville rassemblant plus de 100.000 habitants, c'est un quota qui force le respect, au point que le chiffre annoncé pose deux questions : George ment-il comme un arracheur de dents ? Ou bien sa politique de chasse au SDF est-elle d'une rare efficacité (étant donné les moyens employés récemment, c'est une éventualité qu'il ne faut pas négliger) ? "Nous assurons vingt-cinq lits libres été comme hiver. Mais quatre ou cinq personnes retirées de la vie sociale, alcooliques, qui font sur eux ou sous eux, refusent l'aide de quiconque, et s'installent devant les issues de secours du centre commercial et de son parking." Là, normalement, la bile vous monte à la gorge. Des gens, qui boivent et qui sont sales, importunent de braves consommateurs innocents, refusant qui plus est l'aide qui leur est généreusement offerte.Quelle arrogance. Quelle ignominie. Non seulement ce sont des rébus, mais ils entendent le rester. Heureusement, notre maire-courage est là. "Nous avons tenté de les dissuader par la douceur (lire : à coups d'insultes et de pieds), puis par la force en les délogeant toutes les heures avec un jet d'eau." Quel brave homme, quand même. Non seulement il agit pour sa commune, mais en plus, quand il croise des gens qui sont sales, il les lave ! Gratis ! Vous voyez bien qu'à l'UMP aussi, on a du coeur. N'écoutons pas tous ces jaloux qui parlent d'atteinte à la dignité humaine. Vous iriez, vous, laver des gens qui font sous eux et qui ne sont même pas votre vieux papy incontinent ? Malheureusement, ça ne suffit pas, nous explique-t-on. "Mais ils reviennent, et les riverains se plaignent de la vision, de la pollution sonore, et de la vue pour les gosses". Comprenez : allez expliquer aux gosses la beauté de la société française avec ces batards à côté. Non seulement ils puent et ils hurlent, mais ils nous foutent le bordel dans les têtes de notre future élite. Les pauvres, ça n'existe que pour leur faire peur quand ils ne veulent pas travailler plus pour gagner plus.
Le journaliste, qu'on sent chafouin, enchaîne en demandant à Georges s'il est bien à l'initiative de l'achat du répulsif "Malodore" utilisé pour déloger les importuns. Là, Georges est moins à l'aise, frôlant l'extrême limite du mensonge façon Richard Virenque "à l'insu de mon plein gré". Il affirme notamment "Le produit a été acheté avec de l'argent public, mais nous n'avons jamais demandé à des agents municipaux d'utiliser ce produit, contrairement à ce qu'ils disent". On en conclut donc que Georges prévoyait de s'en servir pour désinfecter ses toilettes. Ce qui expliquerait sa contrariété en apprenant que des agents municipaux, ces sales presque-pauvres, les lui auraient piqués pour aller les gacher aux alentours du centre commercial. C'est qu'on sait s'amuser, à Argenteuil. "Hey, Bernard, viens on va mettre du défoliant dans la fontaine du square. Le dit pas au maire, surtout, hihihi, c'est une surprise !". George va même plus loin. "Le test a été effectué, je ne sais pas exactement par qui". Là, on sent le potentiel ministériel. A la Défense, par exemple. Ce serait rigolo, non ? "Les essais nucléaires ont été effectués, je ne sais pas exactement par qui", ce serait une belle façon d'accéder à la postérité. Georges explique ensuite "Vu la polémique créée par l'opposition (lire : faut vraiment être un batard gauchiste pour m'emmerder avec ça), et après en avoir discuté avec Christine Boutin (qui lui en aurait piqué quelques litres pour asperger le siège du magazine Têtu), j'ai décidé de surseoir à son utilisation en attendant qu'on me propose d'autres solutions". D'autres solutions ? Enfin, George, un peu d'imagination. Que penses-tu de saupoudrer d'anthrax les bancs publics ? De recouvrir de clous les trottoirs pour empecher qu'on s'y assoit ? D'organiser une milice de bons citoyens pour aller tabasser les clochards ? De rafler les SDF pour les emmener sous la douche au Zyklon B ? Ca ne manque pas, les solutions, quand même.
Le journaliste, dont l'interview superbement préparée ne souffrait pas de digression oiseuse, enchaîne sur une vile provocation : "N'est-ce pas contraire à la liberté d'aller et venir ? N'utilise-t-on pas ce genre de produits pour les animaux ?". C'est odieux. Et Georges de répondre dignement, le rouge aux joues. "Ce n'est pas une chasse aux pauvres, mais une chasse au maire !". C'est vrai ! S'il y a une victime dans cette histoire, c'est lui, George Mothron ! Alors voilà, il désinfecte un petit coin de sa ville, comme ça, pour rendre service, et tout le monde lui tombe sur le rable sous prétexte que quelques connards qui puent l'auraient mal pris ? Non mais on est où, là ? Vous voulez sa mort, c'est ça ? Mais sortez les violons, on va vous refaire "la complainte d'Alain Juppé" version banlieusarde, si c'est ça que vous voulez ! Vous ne voyez pas que c'est un complot de la gauche pour faire tomber un nouveau fidèle serviteur de l'état ? "La liberté d'aller et venir ne vaut pas sous l'emprise de l'alcool. Il faut sécuriser ce site, et ce produit devait servir à cela" Notez-le bien, hein, notez-les mots de George. Fermez les bars, saisissez le cognac et la vodka, le vin et la bière, luttons contre ce mal endémique qui pourrit nos villes et nos villages. Foutons au trou tous les alcooliques, la liberté c'est pour ceux qui savent se tenir, qui mettent une cravate et qui sentent le menthol quand ils font "aaaaaaah". Vous me parlez d'animaux, mais ce SONT des animaux, les pauvres. Ils sont plein de poils, de crasse, et ils vont jamais à la messe. Ils sont dangereux, monsieur, la France en a peur, et je suis là pour la protéger. Dehors les marginaux, rentrez-donc dans vos pays...
Je vous passe les trémolos de conclusion, sur l'amour d'Argenteuil et de son image, je crois qu'il faut savoir s'arrêter. Mais il est un constat qu'on ne peut pas taire : Georges Mothron ne regrette rien. Pire, il maintient qu'il est nécessaire de faire quelque chose pour que le pauvre, cette gale qui contamine le pays, s'efface rapidement, sans jamais préciser que le meilleur moyen de le faire disparaitre, c'est encore qu'il ne le soit plus.
Evidemment, on doute qu'il soit le genre d'individu à s'abaisser à tant d'humanité, surtout quand on nous rappelle ses états de service : arreté municipal interdisant la quête sur la voie publique pour cause de gêne olfactive anormale, véto à la création d'une aire d'acceuil (pourtant obligatoire légalement) pour les nomades, proposition de loi suspendant les allocations familiales pour les parents de délinquants, la liste est longue et limpide : le pauvre, il faut l'éradiquer , pas l'aider.
Cet homme est au mieux un connard obtus, plus probablement un fils de pute nazi. Georges, crois-moi, inutile de claquer l'argent municipal inutilement, il n'existe pas meilleur répulsif que toi.
PS : je conseille à tous les lecteurs égarés jusqu'à la fin de cet article la lecture des "Dépossédés" de Robert McLiam Wilson, plongée au coeur de la pauvreté britannique post-Thatcher. Ca fout le bourdon, mais on en ressort avec une certitude : la politique ultra-libérale mise en oeuvre par (entre autres) Nicolas Sarkozy et ses amis est un fléau contre lequel il est urgent de lutter.
PPS : S'il est parmi vous un habitant d'Argenteuil, je l'enjoins avec insistance à introduire sa bouteille de Destop dans le fondement de son député-maire. On ne saisit jamais vraiment l'ampleur d'un problème tant qu'on ne l'expérimente pas soi-même.
11:40 Publié dans Ca m'énerve | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







