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20.03.2008

Cuit-cuit

C'est le printemps. Et avec lui déboule l'habituel cortège de petits oiseaux malicieux, de joyeux bourgeons odorants, et le soleil de troquer son hivernale pâleur pour de plus chatoyants atours sous le rideau pudique des manichéens nuages de Mars, un coup je suis noir, un coup je suis blanc, je vote Barack Obama.

Mais si le printemps débarque, il ne s'accompagne pas que d'hirondelles : la dinde est également de sortie. Qu'elle entre au gouvernement sous le couvert d'un secrétariat d'Etat pipeau, ou qu'elle mouline des bras face caméra pour entretenir une image d'incontournable pasionaria, pas un jour ne passe sans que l'oiseau grotesque n'occupe le devant de la scène.

J'aimerais donc marquer d'une blanche obélisque, et tout à la fois, la fin de l'hiver et l'avènement d'une période d'abondance : pauvres, sentez la joie qui  violemment envahit  vos coeurs meurtris, la chaleur se diffusant dans vos estomacs creux. Il y aura tous les soirs de la volaille au menu.

 

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