30.12.2008

En vrac

Un.

André Glucksmann, "philosophe", dans Libération, s'épanche sur les principaux dangers qui pèsent sur le Monde en cette fin d'année. Parmi eux : "La formidable puissance de nuisance de la Russie, sa capacité de parrainer non seulement Chávez et les narco-marxistes d’Amérique du Sud, mais aussi bien la Corée du Nord, l’Iran et ses bricolages nucléaires, peut prendre la paix du monde en otage."

Big up pour le concept de "narco-marxiste", que je range soigneusement dans mon répertoire à fumisteries, et un bisou pour cet homme clairvoyant qui oublie cependant dans sa liste de course la "menace islamiste" qui semblait pourtant aller de soi.

Deux.

J'entends ce matin le numéro 2 de l'ambassade israélienne s'exprimer sur RFI. La journaliste lui demande quel est l'objectif d'Israël dans ce conflit. L'état hébreu, apprend-t-on, cherche à "sécuriser la zone". La journaliste aura beau insister pour le faire dévier de cette expression inepte, elle n'aura guère plus. Tout juste avoue-t-il en fin d'interview qu'Israel souhaite "affaiblir le Hamas", parce qu'il menace la sécurité nationale. Gros scoop.

J'espère consacrer à tête reposée un article à ces évènements, mais je ne peux m'empêcher, en attendant, de résumer ma principale interrogation : Au sortir d'une "trêve" qu'Israel aura mis à profit pour planifier une opération militaire (puisque Ehud Olmert annonce que c'est une opération planifiée) et renforcer son armée, le tout sans lever le blocus qui etouffe la population (civile!) de Gaza, qui peut réellement considérer que ces raids aériens sont une réplique aux roquettes et une "sécurisation" de la zone ? Quel diplomate, quel ministre, quel dirigeant (hormis ces abrutis de faucons américains qui considère qu'un arabe est par essence voyou) peut sincèrement imaginer qu'Israel frappe pour se défendre ?

Je me pose une autre gave question : que dit Glucksmann de tout cela ?

Trois.

J'attends les voeux présidentiels avec une impatience de gamin. L'année dernière, c'était la suppression de la pub sur la télévision publique. Cette année, quel arbrisseau pour cacher la forêt législative 2009 (qu'on devine touffue, entre la dépénalisation du droit des affaires, le musellement du parlement, et les différents coups de machette dans le contrat social prévus dans la roadmap présidentielle) ? Je pose quelques jetons sur l'annonce d'un cadeau bancaire aux français, du genre épargne à fort taux, ou prêts gratuits.

Quatre.

Le vénérable site Brave Patrie lance un "réseau social" d'un genre à part. Fafbook, puisque c'est son nom, met en relation les gens les plus respectables de notre paysage politique, ceux que ne menace, et ne menacera jamais, un ralliement au feu dévorant de l'ultra-gauche. Si vous venez, faites un bisou à Patrick Troivedjian de ma part.

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