05.02.2009
1,2,3 sommeil !
Salve de saloperies dans mes journaux de coeur que sont Le Point et Le Figaro.
D'abord, le magnifique Franz-Olivier Giesbert, dont les éditoriaux ont le bon goût d'être aussi courts que ses arguments, nous explique dans son journal que ça sent un peu la mort en France. Difficile de le contredire, sauf que nous n'hûmons pas vraiment les mêmes choses. Là où certains inconscients se bouchent les narines lorsqu'un fumet de sarkozysme décomplexé exhale de son torchon, son nez à lui se tord devant quoi ? Les fonctionnaires et Alain Badiou. Les premiers, parce qu'ils "protestent contre la politique du gouvernement comme ils protesteront demain contre la neige ou la tempête.". Et le second parce qu'il est "le gourou d'une partie de l'intelligentsia française" et "bien la preuve que nous sommes en pleine régression", sur fond d'amour du maoïsme et du sang. HEY, l'INTELLIGENTSIA FRANCAISE, QU'EST CE QUE TU FOUS ? T'as un penseur de calibre 12 qui te signe un prêt-à-penser classe tous les matins pour le prix d'un croissant au beurre, et tu te fais chier à décrypter la prose d'un philosophe qui n'est même pas copain avec BHL ? J'espère bien que lorsqu'ils auront fini de manifester contre la météo, ces abrutis de fonctionnaires se pencheront sur l'intelligentsia de droite, histoire de lui filer un coup de main.
Et puis le mirifique Alain-Gerard Slam, qui s'il nous épargne le point Godwin stalinien, est nettement moins sympa avec nous niveau longueur d'article. Puisque je suis cool, je vous résume : La gauche (= le PS) est ridicule et impuissante, et forcée de faire des trucs de droite, parce que c'est la droite qui est courageuse, audacieuse, et qui dispose des seules solutions viables pour nous sauver de la crise. C'est interminablement tartiné sur quatre écrans de long, et on n'y voit poindre aucun argument, mais si on se faisait chier à justifier ce qu'on dit, on serait pas éditorialiste, nesspa.
Et enfin, mon chouchou, mon idole, celui qui me berce de tendres illusions où l'axe islamo-gauchiste brulerait dans les flammes de la colère populaire et du bon sens, l'inénarrable Ivan Rioufol. Y en a aussi là, et puis là, et là. En forme, Ivan. Haro sur les fonctionnaires (qui font grève pour leurs "emplois protégés"), sur la "tyrannie de la bien-pensance" qui se serait abattue sur F.Lefebvre à l'occasion de sa saillie sur l'abus du droit de grève (ah bon ?), sur l'extrême gauche qui "fait alliance avec l'islamisme" pour cotoyer le "totalitarisme", voire, texto puisque personne ne le dit mieux que lui, "qui affiche son mépris pour la démocratie, en appelle à la rue et fait ouvertement alliance avec l'idéologie totalitaire des islamistes". Chaque jour Ivan m'ouvre un peu plus les yeux, moi le suppôt de l'islamise totalitaire anti-démocratique qui appelle la rue. D'ailleurs.
Hey, la rue.
Hey, les barbus.
Hey, les nazis, les fascistes, les gardiens de goulag et les fans de Robert Hue.
Ca vous dit un pot, un de ces jours ? C'est pour aider un vieux sénile à concrétiser son fantasme.
18:21 Publié dans Ca m'énerve | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








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