09.02.2009
Olivier, courons
Olivier. Franchement, on peut pas dire que je ne suis pas sympa avec toi : je te complimente sur mon blog, t'es mon ami sur facebook, je supporte en permanence le même prénom que toi, je doute que tu trouves plus fidèle soutien que moi.
MAIS BORDEL TU CASSES LES COUILLES AVEC TON NOMBRIL REVOLUTIONNAIRE.
C'est joli de changer le nom de ton parti pour "rassembler". Mais alors rassemble, au lieu de pipeauter comme un vulgaire Frédéric Lefebvre. Les européennes sont dans quatre mois, l'écrasante majorité de la gauche radicale te tend amicalement la main, Mélenchon et Buffet t'ouvrent leurs grands bras maigres pour un tango electoral, alors range ta flûte et accepte.
Ca va demander un peu de courage, parce que tes congressistes sont durs d'oreille. La (jolie) motion oecuménique a récolté 17% des voix, (tout est là), celle que tu portes 76%. Ton charisme est indéniable, alors tu te sors les doigts et tu changes d'avis, entrainant tes affidés dans la samba du front de gauche, dans la joie et la félicité.
Parce que c'est bien beau, de porter la contestation anti-Sarkoziste sur ton joli vélo, et d'incarner aux yeux des masses la "vraie" gauche, mais tu portes une écrasante responsabilité dans l'échec des comités anti-libéraux de 2007, et il ne s'agirait pas de récidiver. Pour qu'une alternative au PS existe à gauche, il y a lieu de ranger ses petites lubies (comme réclamer qu'il y ait "unanimité sur les luttes sociales et écologiques contre la casse sociale, contre le démantèlement du droit du travail et des services publics, contre le productivisme, la marchandisation du vivant, pour la sortie du nucléaire") pour se trouver un dénominateur commun. Et si tu le dis insuffisant, c'est simple : tu mens.
Tu mens parce que pour faire barrage à cette politique infâme que mène la droite décomplexée, il faut du monde. Et si je comprends que tu rejettes pour l'instant le PS et sa social-traitrise, refuser les propositions communistes et alter', c'est une très, très grave erreur. Ou un choix politicien méprisable.
Le NPA, je n'y crois qu'à une seule condition : sa faculté à mettre de l'eau dans son vin pour les sujets "annexes". Sa faculté à admettre la nécessité de s'accorder à gauche au lieu de s'opposer et de s'atomiser. S'il n'en fait pas la preuve, va te faire foutre.
Et ne compte pas sur moi.
16:27 Publié dans Res publica | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








Les commentaires sont fermés.