07.07.2009

Justification de la refonte

Lecteur, tu l'auras certainement remarqué, sagace que tu es, le design de ce blog est en pleine refonte. Dans les blogs de grandes personnes, cela veut dire qu'ils bidouillent les feuilles de style, mais ici, ça veut dire que je choisis un modèle générique sur l'interface graphique de mon divin hébergeur. Tu comprendras donc que c'est pas ma faute si c'est moche par endroit.

Une récente discussion à batons rompus (au sens propre : nous nous rompîmes des batons sur la gueule) consacrée à l'authenticité de l'art m'avait amené à la conclusion (fort habile) suivante : l'art, c'est de l'art tant que t'arrive à justifier que c'est de l'art. Bon, ma conclusion initiale était bien mieux troussée, mais je vulgarise, on est sur internet, quand même.

Ainsi, si je veux te convaincre que mes choix graphiques ne sont pas un pur hasard (contrairement à mes habits, par exemple), mais l'expression d'une volonté créatrice et d'une recherche esthétique, il ne suffit pas que ce soit beau, il faut que je t'explique pourquoi. Comme j'ai à coeur de t'impressionner et de te laisser croire à ma grande maitrise des choses arty, je m'y attèle de ce pas.

Le rouge, vois-tu, c'est le sang, la vie, la naissance, et en l'occurrence la renaissance. C'est également le communisme, Staline, les goulags, ce qui ne gâche rien.

Le blanc (sale), quant à lui, est une ode à la (sale) pureté, à la (sale) virginité, à l'imputrescible noblesse de l'enfance et de la colombe. C'est également ma couleur de peau, le Ku-Klux-Klan et les royalistes, ce qui ne gâche rien.

Mêler le rouge au blanc, c'est manger un yaourt aux fraises, c'est avoir ses règles dans une cuvette de porcelaine, c'est la Pologne et la Turquie, c'est deux tiers du drapeau français et un dixième du drapeau sud-africain, c'est Stendhal optimiste.

Voilà. Autre chose ?

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