09.07.2009

Touché coulé

Lundi, après de longues agapes extra-professionnelles dans un bar à tapas près de République, nous décidames, avec quelques collègues, de prolonger la soirée dans un bar à rhum près d'Oberkampf. Jusque là, c'est palpitant.

Sur le chemin menant du point A (les tapas) au point B (le rhum), nous trébuchâmes sur une horde de miséreux enguenillés, et sales, qui pour assombrir davantage le tableau, étaient tous noirs. Excedés de voir notre trottoir obstrué par ces gueux, et après leur avoir filé quelques coups de pied en douce, nous traversames la rue, non sans leur jeter un ou deux cailloux à la gueule, et poursuivimes notre chemin en devisant de l'extraordinaire impolitesse des pauvres et des africains, qui s'installent n'importe où comme si ça ne dérangeait personne.

 

Peu de temps après, j'appris qu'en plus d'être pauvres, sales, et noirs, ces gens étaient sans-papiers. C'est à dire clandestins. Surpris que de tels individus puissent prospérer au coeur même de la ville-lumière, capitale du pays-lumière et phare du continent-lumière, je me lançai dans une réflexion douloureuse sur comment qu'on pourrait faire pour qu'il y en ait moins, des gens comme ça.

Je cherchais encore, quand ce matin, je tombe sur une idée géniale.

 

Nick Griffin, leader d'un parti d'extrême droite britannique, était interrogé par la BBC sur l'immigration. Forcément, quand on est d'extrême droite, on a rarement autre chose à pourfendre, mais ça tombait bien : Nick avait plein d'idées sur la question.

D'abord, il faut le préciser, l'Union Européenne est au bord du gouffre. Elle va être "tout simplement submergée par le tiers-monde". Ce qui n'est pas une perspective réjouissante, tant le Tiers-Monde est mal éduqué et plein de maladies.

Et Nick a remarqué quelque chose qui échappe au commun des mortels : le Tiers-Monde voyage en bateau. Pour éviter qu'il ne nous submerge, il existe donc une solution simple : couler son bateau ("Frankly, they need to sink several of those boats", dans la langue de Margaret).

Bon, comme ça, on pourrait se dire que ce n'est pas très humain, comme proposition, mais Nick n'est pas un monstre : on coule les bateaux d'immigrants, certes, mais non sans leur avoir "jeter un radeau de sauvetage" pour qu'ils puissent "retourner en Libye"". Double avantage : on est sympa avec le Tiers-Monde, et en plus on évite de polluer nos plages avec des cadavres exotiques.

Malin, Nick. C'est pas pour rien qu'il est député européen.

 

Je lance donc à sa suite un appel : amis plaisanciers, plagistes, navigateurs, si vous croisez un bateau plein de noirs ou d'arabes, nous vous saurions gré d'aider à la sauvegarde du patrimoine génétique, culturel et chromatique de l'Europe en creusant des trous dans leur coque. Si vous n'avez pas de radeau à leur jeter, une bouée, ou un sac en plastique feront l'affaire. Merci d'avance d'être des citoyens européens responsables.

 

PS : l'article du Point se termine par un chiffre qui fait froid dans le dos. "En 2008, 67.000 personnes ont traversé la Méditerranée pour tenter d'entrer en Europe". Soixante-sept mille ! Je vous rappelle que l'Union Européenne regroupe 494 millions d'habitant. A ce rythme, nous serons submergés d'étranger en même pas 70 siècles. On n'a pas fini de trébucher devant la Bourse du Travail !

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