07.07.2009

Justification de la refonte

Lecteur, tu l'auras certainement remarqué, sagace que tu es, le design de ce blog est en pleine refonte. Dans les blogs de grandes personnes, cela veut dire qu'ils bidouillent les feuilles de style, mais ici, ça veut dire que je choisis un modèle générique sur l'interface graphique de mon divin hébergeur. Tu comprendras donc que c'est pas ma faute si c'est moche par endroit.

Une récente discussion à batons rompus (au sens propre : nous nous rompîmes des batons sur la gueule) consacrée à l'authenticité de l'art m'avait amené à la conclusion (fort habile) suivante : l'art, c'est de l'art tant que t'arrive à justifier que c'est de l'art. Bon, ma conclusion initiale était bien mieux troussée, mais je vulgarise, on est sur internet, quand même.

Ainsi, si je veux te convaincre que mes choix graphiques ne sont pas un pur hasard (contrairement à mes habits, par exemple), mais l'expression d'une volonté créatrice et d'une recherche esthétique, il ne suffit pas que ce soit beau, il faut que je t'explique pourquoi. Comme j'ai à coeur de t'impressionner et de te laisser croire à ma grande maitrise des choses arty, je m'y attèle de ce pas.

Le rouge, vois-tu, c'est le sang, la vie, la naissance, et en l'occurrence la renaissance. C'est également le communisme, Staline, les goulags, ce qui ne gâche rien.

Le blanc (sale), quant à lui, est une ode à la (sale) pureté, à la (sale) virginité, à l'imputrescible noblesse de l'enfance et de la colombe. C'est également ma couleur de peau, le Ku-Klux-Klan et les royalistes, ce qui ne gâche rien.

Mêler le rouge au blanc, c'est manger un yaourt aux fraises, c'est avoir ses règles dans une cuvette de porcelaine, c'est la Pologne et la Turquie, c'est deux tiers du drapeau français et un dixième du drapeau sud-africain, c'est Stendhal optimiste.

Voilà. Autre chose ?

25.07.2008

Sous le Tapie

Tribune de François Bayrou dans Le Monde, au sujet de l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais.

Claire, précise, et releguée derrière l'affaire Siné et Barack Obama qui est bien joli. On ne la trouve déjà plus sur la home de lemonde.Fr.

Putain.

  

13.03.2008

Pâle estime

C'est un sujet pour lequel je n'ai jamais su exprimer clairement ma pensée, ou penser clairement, d'ailleurs. C'est un sujet que les anodins dommage collatéraux de Tsahal à Gaza, ou les cordiaux lancers de roquettes sur Israël, rendent tristement actuel.

C'est traité sur ce blog avec humilité, et simplicité. Et ce n'est pas inopportun de s'y pencher pour ne pas dire n'importe quoi.

 

22.03.2007

Mise au point sur les i de "politique"

Je ne me fais pas assez confiance pour bloguer politique. C'est un frein pénible que de s'auto-censurer, par peur du ridicule ou de la prétention, et ça commence à me gonfler de voir s'exprimer sur la toile une infinité de fast-thinkers qui ne se posent pas ces questions. J'aimerais m'affranchir de mes réticences, d'autant plus ineptes qu'elles ne se manifestent que sur la toile. Je sacralise trop l'écrit pour m'autoriser à retranscrire ce que je hulule à longueur de journée sans la moindre gêne.

Seulement voilà, plus la campagne approche de son terme, et plus je ressens la nécessité de convaincre, à la maigre échelle du lectorat famélique qui parfois s'échoue sur ce blog comme un dauphin grabataire sur les plages envahies de ces gras estivaux, ceux qui doutent ou, pire, ceux qui ne doutent plus. C'est un peu vain, c'est un peu lâche, ce sera ma seule contribution aux multiples débats qui pullulent sur la toile à tort ou à raison.

Et puis merde, je suis tellement monomaniaque que même si je vous parlais jeux vidéo je finirais par évoquer la droite et la gauche. Autant laisser libre court à ma frénésie militante, et si je vous lasse, indulgents spectateurs de mes cyber-errances, je ne vous attache pas.

 Sur cet ultime calembour, à tout de suite.