<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
<atom:link href="http://lesondelaplume.hautetfort.com/critiques/index.rss" rel="self" type="application/rss+xml" />
<title>La mélopée du cuistre - critiques</title>
<description>attends je cherche un sous-titre</description>
<link>http://lesondelaplume.hautetfort.com/critiques/</link>
<lastBuildDate>Fri, 27 Nov 2009 12:24:40 +0100</lastBuildDate>
<generator>Hautetfort.com</generator>
<copyright>All Rights Reserved</copyright>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://lesondelaplume.hautetfort.com/archive/2008/03/13/lol.html</guid>
<title>Viol au dessus d'un nid de coconnes</title>
<link>http://lesondelaplume.hautetfort.com/archive/2008/03/13/lol.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier RAMPON)</author>
<category>Critiques</category>
<pubDate>Thu, 13 Mar 2008 16:23:41 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'évènement vous aura peut-être échappé, perdu qu'il est au milieu d'une actualité riche en vaguelettes roses (et les bleus réactionnaires écument, pas de jaloux), mais ce serait grand tort que vous passiez à côté, vous que je sais friands de littérature de combat.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il est des témoignages qui nous touchent, qui ébranlent d'une pichenette jusqu'à nos plus intimes convictions, qui font éclore en nous mille bourgeons de cette humanité souvent flétrie en nos coeurs éteints et froids. Il est des livres dont émane une fragrance d'absolu, une vérité si pure que même avec les traces de doigts on peut voir au travers. Il est des leçons que seule la (grande) littérature, conduite par la plume du talent et la justesse du sens, nous offre.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Après Rimbaud, après Radiguet, voilà qu'un autre joyau juvénile nous dévoile avec génie les affres de l'amour adolescent. Et la nature étant bien faite, le patronyme de notre précoce étoile des lettres est taillé pour la postérité. Elle s'appelle Cynthia Sardou, fille de, et porte sa douleur et ses 34 ans avec la même élégance que les hideuses boucles d'oreille qu'elle arbore sur la couverture de son dernier opus, &quot;Faut-il que je me fais encore violée&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J'eus aimé vous faire part de mon admiration avec mes propres mots, mais d'autres ont, avant moi, témoigné de leur émerveillement et décrit le chef d'oeuvre avec enthousiasme. J'enfile mes gants Mapa et je copie-colle.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Cynthia Sardou, a été kidnappée et violée par trois criminels dont deux récidivistes, durant la nuit du 24 au 25 décembre 1999. Elle a raconté son cauchemar et sa lente rédemption dans Appelez-moi Li Lou. Par cet ouvrage elle prend sa vie en main et dit aux victimes : «levez-vous !».&lt;br /&gt; Ce livre est son «J'accuse» : Cynthia Sardou dénonce une magistrature irresponsable, lente et permissive, une presse qui fait en «Une» la part belle aux bourreaux, un soutien aux victimes médicalement et socialement indigent, une politique accablante, plus soucieuse de réduire les peines des délinquants que de protéger les citoyens, alors que les agressions sexuelles commises par des récidivistes défrayent chaque jour la chronique : du pédophile Francis Evrard à Andréas Pandy, de Guy Georges à Michel Fourniret, la liste des multi-agresseurs est longue, et cent prédateurs sont remis en liberté chaque année...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce vibrant hommage à l'éclat d'un talent par trop ignoré est signé de l'éditeur sur le site de la fnac. Je vous encourage à jeter un oeil à son catalogue, vous ne serez pas surpris d'y retrouver d'autres merveilles contemporaines comme &quot;Grégory le petit prince au destin brisé&quot;, ou encore &quot;Carla et Nicolas, la chanteuse et le président&quot;, où l'on devine la puissance du discours et la profondeur de l'investigation.&amp;nbsp; Je ne suis pas allé jusqu'à consulter le &quot;mot de l'éditeur&quot; de chacun de ces ouvrages, mais je ne doute pas qu'on y compare Grégory Lemarchal à Jacques Brel et Nicolas Sarkozy à Winston Churchill. Mais revenons à notre brebis si vous le voulez bien.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'éditeur, généreux, nous offre en plus de son panégyrique facho un extrait du prologue du livre. L'occasion de nous rendre compte du formidable don de Cynthia : ses lettres mises bout à bout forment des mots, ses mots mis bout à bout forment des phrases, et parfois ses phrases mises bout à bout forment des paragraphes. Pour le reste, je vous laisse seuls juges : &lt;i&gt;&quot;Il a eu la violence, puis il y a eu l'indifférence. Les faits, et puis le bavardage. L'incompréhension, et maintenant le sursaut et la révolte.&quot;&lt;/i&gt; Vous avez vibré ? Moi aussi, j'ai du mal à m'en remettre.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ca s'appelle donc &quot;Faut-il que je me fais encore violée&quot;, et pour 18euros, vous saurez tout des aventures sordides de notre héroïne, de son viol par trois arabes mangeurs d'enfant jusqu'à son combat pour le retour de la peine de mort, en passant par le drame de la génétique qui nous amène à cet amer constat final : Michel Sardou avec des boucles d'oreille et du mascara, berk.&lt;/p&gt; 
</description>
</item>
</channel>
</rss>