08.06.2005
Be safe, listen to us !
Mon stage se déroulant au sein de l'équipe chargée de l'entretien et de l'aménagement des sites AXA en Angleterre, j'ai été amené à consulter le site de l'équipe Health&Safety, un des interlocuteurs les plus fréquents de notre team.
Leur site, qui vulgarise leur travail auprès de l'employé de base, regorge également de conseils adressés à ce même employé pour rester en bonne santé sur son lieu de travail et en déplacement. Y sont notamment listés les conseils à retenir lorsque l'on se fait agresser, et je ne résiste pas à l'envie de vous soumettre l'un d eux, qui m'a quelque peu laissé perplexe. Ce conseil vient à la suite d'un autre faisant remarquer au lecteur qu'en cherchant à se défendre avec un objet (clé, déodorant,...) il risque de voir son agresseur le retourner contre lui, et qu'il est plus sûr de prendre ses jambes à son cou en criant. Voici la suite :
"Shout `fire’ rather than `help’ – it can get more results."
J'avoue ne pas tout à fait saisir toutes les implications de ce brillant conseil, mais j'ai néanmoins tenté de lister les raisons qui peuvent l'avoir dicté :
- Crier au feu peut faire paniquer son agresseur, et le faire fuir vers la première sortie d urgence.
- En Angleterre, lorsque l'on crie au feu, les gens se précipitent VERS le feu plutôt que de s'en éloigner (sinon comment obtenir de l'aide en criant "fire" ?)
- Si en plus de crier "fire" on imite le bruit de la détonation d'un starter, on peut imaginer que l'agresseur, retrouvant ses reflexes d'athlète, se mettra à courir le 100m, ce qui laisse le temps d'aller se cacher dans les toilettes.
- Les fumeurs etant de plus en plus mal vus dans les lieux publics, demander du feu aussi ostensiblement vous verra aussitot entouré par des membres du CAT (comité anti-tabagisme), et donc en securité. Profitez en pour parler à votre agresseur de l'état de ses poumons avec ses 3 paquets par jour.
- Le mot "fire" est nettement plus cool que le mot "help", et quitte à se faire agresser, autant le faire dans la dignité.
- L'environnement urbain britannique est uniquement fait de matières inflammables. Ainsi, si vous vous faites agresser au milieu d'un parking désert, vous pouvez faire croire à vos concitoyens que le béton brûle, et ainsi les rameuter.
Donc voilà, chers amis français, si par malheur vous vous faites agressé devant Buckingham Palace, n'oubliez pas, crier à l'aide ne vous mènera à rien, Fire is the only way !
08:40 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
07.06.2005
Remarques en vrac I
- On a beau n'avoir traversé que la manche, il existe des différences notables entre la France et l'Angleterre, dont les capitales se font l'écho. La plus importante étant cette manie foireuse de rouler à gauche qui désoriente complètement le piéton continental, qui n'ose plus traverser sans avoir regardé à droite, à gauche, à droite, encore un coup à gau...heu à droite. De nobles aménageurs du territoire ont eu beau indiquer sur le sol "Look Left" ou "Look Right", la désorientation prime. Je comprends mieux ce que ressent Bob le hérisson qui veut traverser l'autoroute.
- Cette latéralisation inadaptée se retrouve dans beaucoup d'aspects de la vie courante, et notamment à la sortie du métro : en effet, à paris on a tendance à marcher à DROITE de l'escalier. Ici, obviously (c'est histoire de dire que je fais un peu d'anglais quand même), c'est à gauche. Et quand on est pas très bien réveillé, bah c'est le bordel.
- Marcel (oui, c'est décidé, il s'appellera Marcel, pour les raisons développées avec brio par Monsieur T, mais aussi parce que Marcel ça rime avec squirrel (toujours histoire de dire que je fais un peu d'anglais quand même)) est repassé ce matin. Il a déterré je ne sais quoi de la pelouse en face de la fenêtre, et s'est mis à le grignoter avec la grâce fébrile qui n'appartient qu'aux rongeurs. Je regrette terriblement d'avoir laissé mon appareil à Paris.
- Une ballade hier en fin d'apres-midi, dont le but avoué etait la recherche d'un Tesco un peu plus grand (voir plus bas), m'a conduit quelques stations de metro plus au Sud Est de mon auberge de jeunesse. Je marchais dans Warren Street (si mes souvenirs sont bons, ce qui est loin d'etre certain) lorsque, stupeur, j'aperçu l'enseigne "Chuch of Scientology". Gasp, j'avais beau savoir que quelques mous du bulbe holywoodiens s'en revendiquaient, voir une secte avoir pignon sur rue m'a foutu un coup. D'autant plus qu'elle annonce un "Free Stress Test". Et bizarrement, ca m'a stressé. Sont forts ces scientologues.
- Si je cherchais un Tesco plus grand que celui qui se trouve à proximité de chez moi (la hiérarchie des Tesco étant la suivante : Tesco Express (petit), Tesco Metro (moyen), Tesco (grand), Hyper Tesco (je vous laisse deviner, histoire de rendre ce blog interactif)), c'est parce que j'ai decouvert le plus merveilleux des nectars : la "Slight Sparkling Water - Blackberry&White Grape". Il s'agit d'une eau petillante parfumée, donc, aux mûres et au raisin (j'arrete pas d'écrire raison au lieu de raisin, je suis un sacré philosophe refoulé (ta gueule Chloe)). Et c'est bon. Très bon. Très très bon. Il y a d'autres gouts, comme Peach, ou Lemon&Lime, ou Apple&Rasberry, mais aucun n'égale ces putains de mûres et de raisin. Et y en a pas dans le Tesco Express à côté. D'où la ballade.
- Sinon vous ça va ?
19:45 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06.06.2005
L'Europe ou la corde ?
Trêves de plaisanteries cinq minutes, il existe egalement des sujets graves qui ont droit de cité sur ce blog. Et notamment l'Europe, thème qui a houleusement agité nos medias depuis des mois, et qui au lendemain d'un referendum baclé agite les medias des pays voisins avec la même intensité dramatique et les mêmes bétises réthoriques, dramatiques également. Etant actuellement à Londres, mais coupé d'une bonne partie des medias (pas de télé, pas de radio, et comme toute presse ecrite le journal gratuit distribué dans le metro), je n'ai qu'une vision partielle du débat en cours, mais il semble se restreindre à de bien tristes échanges : la majorité du Labour, pro-européenne, est malmenée par les déclarations péremptoires des Tories (conservateurs) qui interprètent le Non francais (et depuis, le Non néerlandais) comme un rejet de l'Europe et donc un constat d'échec pour tous les pouvoirs pro-européens. Une interprétation que l'on retrouvait au lendemain du referendum chez tout ce que l'Europe compte de populistes, à commencer par l'inénarrable Jorg Haider, fachodémago d'Autriche qui n'a rien à envier à notre Jean-Marie national, sinon quelques cheveux blancs supplémentaires.
L'idée que le résultat du referendum francais s'attire la sympathie de toute cette faune politicienne illustre la pire crainte que pouvaient avoir les votants du NON : l'interprétation du refus de cette constitution comme le refus de TOUTE constitution, soit l'expression manifeste et populaire d'un anti-européanisme primaire. On lit de-ci de-la que les français ont rejeté l'Europe technocratique, l'Europe qui s'élargit, l'Europe qui va trop loin, et qu'il faut revenir à des politiques nationalo-centrées, plus proches des préoccupations de cette France d'en bas que notre bien aimé ex-premier ministre avait eu la riche idée de conceptualiser. Et bien j'ai voté non, et je refuse, je réfute, je renie totalement cette analyse coincée qui sert la soupe à tous les frustrés minoritaires et les déçus majoritaires. Mon non ne ferme pas la porte à la Turquie (et je suis même terriblement attristé de voir que l'amour de l'etranger qui fleurissait en Europe s'arrête net dès lors que celui-ci se basane un peu), non je n'ai pas utilisé le referendum pour sanctionner Chirac et son charismatique poitevin de leur politique déplorable, non je n'estime pas que l'Europe empiète trop sur cette souveraineté nationale si chère à nos roquets d'extrême droite, avec ou sans particule, et NON je ne suis pas anti-européen ! Mon non exprimait un refus de la voie du libéralisme institutionnalisé, et plus globalement du fait de graver dans le marbre les aspects sociaux et économiques d'un espace que j'espère voir grandir d'une meilleure façon que son concurrent outre-atlantique, à la puissance enviable mais à la morale ô combien contestable. Un non qui n'a pas l'honneur d'être lu, pressés que sont les analystes de se replonger dans le bain de la politique politicienne française, dans les eaux familières du vote-sanction et du tirage de couverture a soi.
Et j'avoue qu'à l'heure du bilan, j'en veux à tout le monde. J'en veux aux partisans du NON qui dans leur immense majorité se servent du résultat pour avancer leurs pions sur l'échiquier national, occultant à loisir l'aspect européen du referendum pour n'en faire qu'un cri de colère des français contre leur gouvernement, récupération aussi malhonnête que scandaleuse d'une vague de mécontentement qui ne peut pas avoir QUE ces mauvaises raisons. J'en veux aux partisans du OUI, et notamment à cette gauche plurielle qui préfère se tirer dans les pattes au lieu de tirer un bilan cohérent et pertinent du vote. J'en veux enfin aux medias qui n'ont eu de cesse de relayer au cours de cette campagne les amalgames débiles, Turquie, privatisations, élite technocrate, pour faire le lit du non bête, du non malsain, du non mesquin et égoïste. J'en veux pour finir à tout ceux qui sous couvert de campagne européenne n'ont pensé qu'à se placer dans la perspective de 2007 plutot qu'à défendre des convictions quils n'ont peut-être même pas, confits qu'ils sont dans leurs ambitions franco-françaises de petits édiles cocardiers.
Oui, à l'heure du bilan politique de ce referendum, l'amertume ne peut que prédominer. La droite de Chirac se congratule, ahanant leurs sempiternels refrains demago-nationalistes. Le président en exercice se coupe un peu plus encore du pays qu'il représente en continuant à défendre le oui dans les autres pays, tout en nommant l'épouvantail Sarko pour le couvrir et s'assurer le soutien panurgique de sa majorité bêlante. Le PS s'auto-dissout en querelles intestines, martyrs et bourreaux se tirant la bourre pour qui pontifiera le plus. L'extrême gauche enfin, pavoise et s'approprie ce non si opaque, revendiquant une popularité et une divergence avec les socialistes qui lui serviront, comme en 2002, à ouvrir la porte du deuxième de la présidentielle au pitbull de Saint Maur, et la voie du triomphe au démago-communicant de Neuilly.
On peut positiver en se disant que si l'Europe est allée dans le mur, la France ne va pas tarder à la rejoindre.
20:15 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Un petit ecureuil, un petit gnou...
Samedi apres-midi, alors qu'apres une ballade autour d'Oxford et de Piccadilly Circus, je poussais jusqu'a Madame Tussaud (essentiellement pour me moquer des pauvres touristes qui faisaient la queue depuis des heures pour aligner 25£ dans le seul et unique but d'admirer la statue ratee de Robbie Williams et les oreilles de cire du Prince Charles, mais aussi pour reperer le McDo du coin en cas d'extreme urgence gastrique), j'ai croise un ecureuil. A squirrel, comme ils disent par ici, tout en panache gris et en petits yeux noirs et brillants (NAN pas des yeux de souris, des yeux d'ecureuil ! (ceci etant une private jokes, je demande a mes lecteurs les moins erudits dans le domaine de fermer les yeux sur cet ecart)). Il a traverse le trottoir devant moi, sans dire bonjour, et s'est glisse dans le jardin attenant avec la promptitude propre aux bestioles stressees dans son genre.
Bref, il s'en est alle, la queue bouffante et le museau pointu, me laissant seul avec mon desarroi sur le trottoir et sous le ciel gris de cette perfide Angleterre ou les voitures arrivent d'abord par la droite fucking britons. Je me rejouissais neanmoins d avoir croise une telle creature tant il est rare d en voir en nos riantes contrees parisiennes, et je rentrai a la maison pour le claironner a qui voulait l entendre.
Dimanche, en fin d'apres midi, alors que la mauvais temps et -un peu- la flemme de sortir me clouait pas loin de la fenetre, une ombre furtive se glissa dans mon champ de vision. Encore un ? Je doutais, et decidai de ne pas m en preoccuper.
Et puis ce matin, alors que j'achevais de me preparer pour partir au boulot, un petit rongeur gris est passe devant ma fenetre, en s'arretant cette fois le temps que je constate qu'il s'agissait BIEN d'un ecureuil. Il est ensuite alle gambader dans la pelouse un peu plus loin, sous mes yeux emerveilles et mon air completement gaga, heureusement dissimule a l'humanite par l absence d etres humains aux environs.
J'ai donc decide, afin de simplifier mes relations avec la race ecureuil, de designer tout ces derniers par le meme prenom, considerant ainsi que tous ceux que je croiserai forment en realite un seul et meme individu. Reste maintenant a trouver ce prenom unificateur, et j'ai pour cela besoin de votre avis : J'hesite actuellement entre 5 patronymes, pertinents pour diverses raisons. Les voici :
- Nuts, pour d'evidentes raisons cliche-gastronomiques.
- Aldebert, parce que, c'est tout.
- Cantona, parce qu'il galope dans l'herbe anglaise et qu'il est poilu
- Tilleuil, parce que ca rime presque avec ecureuil.
- Ecureuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiil, parce que pour l instant c est comme ca que je l'appele.
Les debats sont ouverts et toutes les propositions sont les bienvenues.
(Absence d accent : voir fin du post precedent)
Think List
Afin de souligner avec emphase toute la pertinence de ce blog, j'ai decide d'utiliser cet article pour lister les choses que j'ai oublie a la maison. J'espere bien evidemment que cette impudeur manifeste, ce vil etalage de vie privee, ne vous choquera pas, c'est juste que c'est pratique. Et en plus ca en dit long sur moi, vous allez voir...
- Une ceinture de pantalon
(Pour oublier sa ceinture, il faut en porter fort peu : Style vestimentaire depouille pour ne pas dire pouilleux. De plus preciser qu'il s'agit d'une ceinture "de pantalon" denote un gout marque pour la lapalissade)
- L'adaptateur Firewire Ipod
(Possede un Ipod : cliche du jeune actif citadin technophile, consommateur plus que melomane. Pirate ?)
- Appareil Photo Numerique
(Confirmation du cliche technophile. Cherche a remplir son blog avec des images, mais on le voit venir.)
- Dictionnaire Franco/Anglais de poche
(N'a pas pris la peine de l'emmener : tendance a se surestimer, doublee d'une flemme colossale)
- Chat
(Amour flagrant des animaux, meme les plus vils. Besoin d'affection ?)
- Bouquins de Desproges
(Etale une pretendue culture sur son blog, dans le seul et unique but d'impressioner les foules ignares et de s'attirer la sympathie des un peu moins ignares. Fait preuve d'elitisme, qui plus est.)
- Maillot du PSG
(Casse son image afin de plaire aux masses. Rate son coup, et transpire plutot le chauvinisme crasse.)
To be continued...
(pour l'absence d'accent, que les Bernard Pivot en herbe m'excusent et se fendent d'une petition CONTRE les claviers anglo-saxons qui sont une terrible incitation au massacre de la langue francaise)
11:25 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.06.2005
Premiers jours à Londres (third part)
Il serait temps de conclure ces premiers jours à Londres, sinon je vais etre constamment décalé, et comme de toute façon j'ai pas envie d'anlalyser ce qu'il m'arrive, bof. Donc cravachons mes frères, plus que quelques jours et cette damn semaine est finie.
Thursday.
Cette journée aurait été tout sauf remarquable si les transports anglais n'avaient pas eu la bonne idée de me prouver leur fiabilité toute relative. Partant pour la premiere fois de Great Portland Street, je m'etais pris quelques minutes d'avance, et bien m'en pris. Monté dans le metro à 8h20, pour un trajet prévu d'environ 20min, je me trouve finalement dans un metro arreté, avec un conducteur qui baragouine des trucs que meme les autochtones ne semblent pas comprendre. Je prends mon mal en patience, je suis parisien, j'en ai connu d'autres (ça sonne vieux briscard, hein ? Bah ouais, bah ouais !). Le metro repart, et je ne suis pas encore en retard, cool. Et il s'arrete. Hein ? Aldgate East ? Mais c'est pas sur la ligne ! Je ne me suis pas encore expliqué ce tour de passe passe, mais je me suis donc retrouvé sur une autre ligne, dont la direction divergeait heureusement peu de celle que je prends d'habitude. Quelques minutes de marche (dans le mauvais sens, puis dans le bon) me conduisent à mon lieu de travail, mais en retard. Personne ne s'en offense, je peux recommencer à envoyer des mails. La journée se passe sans dommage, il est temps de rentrer chez soi. Détour par le batiment principal de l'auberge de jeunesse, ou je peux, moyennant finances, avoir internet. INTERNEEEEEEET. Bon dix livres c'est pas donné pour deux semaines, mais on va pas faire le malin. J'ai donc le web dans ma chambre, et sincèrement ça change tout, autiste que je suis. Bref, voilà, il est l'heure. dodo, et passons au friday.
Friday.
(quelle transition). Le vendredi donc, dernier jour de la semaine, et celebre notamment pour son "friday wear" qui autorise à venir en tenue "décontractée" au travail. Mouais. A minuit et demi je recois un sms de mon boss m'annoncant qu'une réunion aura lieu dans le batiment AXA de great portland street et qu'il m'y donne rendez vous à 9h30. C'est juste à coté, cool je vais pouvoir dormir. Bon il me renvoie le sms à 7h, il a du avoir peur que j'oublie, donc pas tant que ça, mais ne nous plaignons pas. A 9h20 je suis à la station de metro, et je l'appelle. Il me dit de descendre la rue. Et en fait, elle est longue. Longue. Loooooongue. Enfin, je retrouve devant le batiment 33 un monsieur qui s'appelle Andrew, chef des chefs de projets coté ouest (c'est assez obscur comme description mais un jour j'expliquerai mieux). Il recoit un coup de fil du boss qui sera à la bourre. On monte, on prend un café, on s'installe dans la zolie salle de conférence, et on attend Nigel. Naïdjayle, pardon. Il arrive, avec à la bouche l'excuse bidon "mon bébé s'est fait vacciner, il etait tres triste". D'accord. Allons y.
L'objet de cette réunion, c'est d'organiser le projet Scarab, un projet destiné à rendre les locaux plus attrayants et mieux rangés. J'en parlerai surement beaucoup plus par la suite, mais là on s'en fout. Et donc pour planifier tout ça, Nigel a amené un joli petit logiciel. Mind Manager. Basé sur l'organisation en arbre, il permet de se faire un mind-mapping (c'est pas clair mais c'est chiant à décrire, zavez qu'à aller le télécharger) sur pc, et de le convertir en document word apres. On fait donc joujou un moment, et puis on y va. Enfin, ils y vont, moi je suis encore observateur. Et je comprends à peu près, cool. Mais c'est long. C'est long. Je m'oblige à intervenir de temps en temps pour prouver que je ne dors pas, mais je ne sais pas si je fais vraiment bien illusion. Je joue à un jeu sur mon portable pendant un moment, mais je me dis que quand meme, c'est pas tres bien, alors j'arrete. Ils continuent, ils continuent, parfois c'est interessant, parfois soporifique, mais quoi qu'il en soit, LONG. Et puis le mot miracle apparait : lunch. Nan parce qu'il est 13h30, quand meme. Lunch donc, ce qui signifie en langage corporate anglais aller acheter un sandwich et revenir le manger au bureau. Hop, c'est deja ça, j'ai faim. On y va, on revient, on mange vite, ils recommencent, mais là je suis à peu pres. Et à 15h, la réunion s'acheve. Heu, bon bah je vais aller à Aldgate voir mes mails. "Tu rigoles, t'es à 10min de chez toi ! Rentre, et profites de ton weekend". Han, boss, je t'aime. Et donc voilà, la semaine s'acheve sur cette joie sans mesure. Je rentre en faisant un détour pour visiter un peu, et je suis en weekeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeend !
Voilà pour cette première semaine ouvrée à Londres. Rien de palpitant, et pas mal de choses floues que je préciserai plus tard avec un peu plus d'application et d'organisation (on y croit). En attendant, changeons de sujet.
13:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Premiers jours à Londres (second part)
Bon, les deux premiers jours consistaient en mise en situation, et auraient pu servir de base temporelle et géographique pour toutes mes descriptions futures mais, oui MAIS, j'ai changé d'auberge de jeunesse. Voilà, donc on doit tout reprendre à zero.
Wednesday.
Second lever pour bosser. L'experience aidant, j'évite de me reveiller trop longtemps en avance, et je ne prends meme pas la peine de chercher la douche (oui, un jour de plus, berk). Ensuite, descente jusqu'à l'accueil ou l'on prend la clé pour le local à bagage. Pas de verification de l'identité, ils la donnent à n'importe qui ? Rassurant. Enfin, j'ai pas le choix, donc je dépose mon quintal dans le local, et gogogo. Voyage en metro, rien à signaler. Arrivée à Aldgate, et là, même pas le temps de se replonger dans ces passionantes docs, le chef me tombe dessus pour un "meeting".
Et un "meeting", pour un petit français qui n'a pas encore l'oreille anglaise, c'est pas triste ! L'un des "managers" me previent : je suis du nord et je parle tres vite mais je vais essayer de faire des efforts. Ah bin c'est sympa. Finalement il n'en fera que les trois premieres minutes, mais c'est pas plus mal, ça forge le caractère. La réunion se déroule comme une réunion normale, à l'exception donc de ce petit stagiaire qui fronce les sourcils tellement souvent qu'on se demande s'il n'essaie pas de faire du morse avec. Je suis finalement préposé à l'accrochage/décrochage de feuilles sur le mur. Au moins là je comprends. La réunion se termine 4h plus tard, mon ventre ne s'etant pas privé d'emettre quelques grognements de dépit envers ces horaires décalés. A la bouffe. Au retour, miracle, j'ai un PC ! Avec des mails ! Et un acces internet ! S'ensuit un apres-midi rempli de mails heuuu professionnels, sisisi, bien sur. Et apres il faut rentrer, on a une auberge à trouver.
Retour donc à la case London House Hotel, le temps de vérifier qu'ils donnent effectivement la clé à n'importe qui. M'enfin la valise est là, de quoi se plaind-t-on ? Le quintal à roulette derriere moi, direction le metro. L'autre auberge est quelques 5 stations plus loin, rien de bien méchant, et j'arrive sans encombre. L'auberge est juste à coté du metro, j'eviterai cette fois l'humiliation. Bon par contre la reception est fermée. Tiens, y en a qui surfent en wifi, elle a l'air cool cette auberge. Madame arrive, oui bonjour, yes, yes, ok, i sign there ?, yes, ok, bye. Donc en fait je suis dans un batiment un peu plus loin, comme prévu. C'est parti, on roule on roule, et finalement on arrive dans l'autre batiment, nettement plus loin du metro, mais pas pourri comme je le craignais. Bon, on croise un local de douche, deja ca change. Et la chambre, pas mal. Mais je decrirais plus avant mon hebergement dans un post dédié à ce merveilleux theme. Parce que là il est temps de conclure wednesday, j'voulais pas faire des longs posts comme ça. Pouf.
12:40 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04.06.2005
Premiers jours à Londres (first part)
Puisque ce blog a pour vocation d'informer un minimum le monde (et notamment mes sponsors, Parents Inc., que je remercie) de ce qui occupe mes journées, je m'en vais tirer un bilan de ma première semaine, abordant aussi bien le stage que l'hébergement. Ce sera fouilli, mais bon, hein, si j'étais si organisé ça ce saurait. J'en profite également pour faire réviser les jours de la semaine au plus anglophono-réticents d'entre vous.
Monday.
L'eurostar m'amène jusqu'à Waterloo Station. Premiers mots -laborieux- en anglais pour acheter un ticket de métro. Première déconvenue puisque la ligne que je comptais prendre est fermée pour le weekend. Pas grave, on va passer par ailleurs. Arrivée à Bayswater, on cherche son hotel, on tourne, on tourne, on se résoud à demander son chemin, on constate qu'on l'avait sous le nez, on rougit, on rentre dans l'hotel. On montre patte blanche. On écoute où est la chambre. On fait répéter. Ok, 4ème étage sans ascenseur, avec des escaliers dont l'etroitesse et la raideur ferait palir d'envie tout constructeur de donjon qui se respecte. 5min et 3000Kcal plus tard, on ouvre sa porte. Bon, bah c'est petit, c'est pas tres beau, mais on reste deux jours, donc on s'en fout.
Je saute une ligne pour aérer mais c'est toujours Monday ! Premieres courses anglaises, dans un "Tesco" (équivalent d'un Monoprix), puis balade dans le quartier, tres commercant et pas spécialement typique. On rentre, on va faire un tour sur MSN avec les ordis mis à disposition par l'hotel, on joue à l'ordinateur, on lit un peu, on dort.
Tuesday.
Premier jour de taf, donc lever aux aurores (7h, quoi). Pas de douche parce qu'elles sont introuvables. Toilette sommaire dans le lavabo de la chambre, et puis beaucoup de déodorant, on sait jamais. On tourne en rond, on essaie de s'occuper, mais bon, faut bien l'avouer, on stress. Donc on bouge tôt. Et on fait bien parce que le metro londonien n'est pas une fleche : arrets aléatoires dans certaines stations, ralentissements inexpliqués (inexplicables ?), on pédale dans la semoule. Enfin, arrivée à la City, à la recherche de ce mysterieux "1, Aldgate". On prend une direction au pif en sortant du metro et hop, on tombe dessus. Si Dieu existe, il est anglais et il bosse pour Axa. Une fois passée la porte tournante dont le moment (vitesse de rotation, si vous voulez) doit bien etre trois fois supérieur à celui des portes françaises, on se présente à l'accueil, et on attend. On attend. On attend. Et hop, on va boire un café avec Nigel Bunclark, head of Sites service department. On lui explique ce qu'on attend du stage, ce qu'on est disposé à faire, et il a l'air pas trop mécontent. On découvre le bureau, on prend son badge, on s'installe, on compte ses doigts, on recompte. Ah, oui boss, on va visiter le quartier ok. On marche, on marche, on parle, on parle (enfin, il parle, moi je baragouine). On se sépare pour chercher un sandwich, et hop, retour au bureau. Passage par le bureau du chef, on récupère 800 pages de docs. C'est bon on s'ennuiera pas. Lecture, lecture, lecture. 17h, tout le monde se barre. Moi aussi ? Cool ! Retour à l'hotel, internet, balade, jeu, lecture, dodo. La routine, déja !
(à suivre...)
12:30 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
The inevitable return of the great white blog
Afin de palier son manque d'inspiration, il est de bon ton de commencer un blog par une interrogation profonde sur les raisons qui motivent sa création. Et bien que l'on y voit souvent l'occasion de donner des nouvelles à ses nombreuses connaissances éparpillées de part le monde, il s'agit souvent d'une malhonneteté - inconsciente, peut-être- destinée à soulager la conscience de ce terrible mot qui fait peur : la vanité. Vanitas vanitatum, et omnia vanitas, dirait le latiniste, mais je vais m'abstenir parce que c'etait vraiment juste pour craner.
La vanité donc, tout à la fois relative aux adjectifs vain ET vaniteux. Vain parce que c'est bien sympa de raconter sa vie et de l'étaler sur le net, mais ça manque un peu de sens. Enfin, rares sont ceux que ça arrête, et tant mieux. Vaniteux, également, parce que cette démarche suppose que l'on cherche (ou que l'on croit avoir) un public disposé à subir nos avis, nos si brillants avis sur le monde, la vie, l'amour, ou le dernier Burton.
Une démarche vaine, donc, mais si je l'entreprends c'est peut-être que je n'en suis pas vraiment convaincu. Va falloir songer à se décider monsieur Rampon !
Bref, "A gnou in London", première !
11:50 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note







